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lundi 9 mai 2011

derniers jours avant le Tibet (6-9 mai 2011)


Pour mon dernier jour à Namche, je décide d'aller flâner dans mon petit village de Kumjung. je sens que je me remplis d'énergie, je vais bientôt pouvoir mettre les voiles pour le Tibet...Au détour, sur un mur de pierres, des bouzes sèchent au soleil ; elles serviront de combustibles en hiver. Je passe devant l’école, les enfants sont en costumes, soignés, impeccables avec du gel dans leur cheveux…

A force de m’imprégner de toutes ces odeurs et couleurs, le temps passe, j’avais oublié l’heure – un comble avec ma Zénith au poignet ! –il va falloir que je regagne le village deLukla avant la nuit. Le chemin est caillouteux, j’essaie d’accélérer le pas mais mon corps me rappelle que je marche largement au-dessus de 3000 mètres alors je dois freiner un peu la cadence…ici il fait jour à 18h00 et nuit noire à 18h01… je termine donc mon retour à la lampe frontale mais..je n’ai pas peur. J’arrive finalement à ma Lodge vers 20h…


je me fais réveiller en sursaut par le 1er avion en provenance de KTM. il est 6h00. arrivé sur la piste, l'état de mon avion (de type Dornier avec 12 places et 2 pilotes) me fait me dire : ok aujourd'hui, admettons qu'il va pouvoir voler, demain, je ne sais pas... Après 50 minutes de vol paisible, me voilà de retour à KTM. Retour à l'hôtel puis sortie en ville pour dévorer au moins un demi yak, quelques frites et une Everest Beer...


Du Paradis en Enfer au Purgatoire... Samedi 7 mai
J'ai rendez-vous à 6h30 avec 3 personnes qui vont m'accompagner jusqu'à la frontière du Népal. Les Nepali sont à l'heure, moi aussi avec ma Primeros...120 km nous séparent du but; il nous faudra 5 heures pour les parcourir... c'est juste de la folie entre les enfants, les cochons, moutons, poules, piétons, vélos, chiens, ça klaxonne à fond puis des chemins abrupts et très étroits - j'ai souvent serré les fesses - ouf ! on arrive. je reste près du véhicules tandis que mes contacts vont chercher mon guide officiel qui m'accompagnera jusqu'au camp de base de l'Everest. Au milieu du pont qui fait office de "douane", une banderole rouge indique que la frontière est fermée...

En voulant voir ce qu'il se passe après 2 heures d'attente, un solide gars me fait vite comprendre en soulevant son pull et me montrant des menottes et une arme que je ferais mieux de rester côté népalais près du véhicule qui m'a amené ici...sur ce on m'anonce, sans m'en donner la raison, que la route pour le Tingri (passage obligé pour aller à l'Everest) est FERMEE POUR 10 JOURS...!!!Je deviens fou, ça fait bientôt 15 jours que j'attends ce moment et là demi tour et retour à KTM. Finalement, je vais pouvoir partir lundi matin au TIBET, ENFIN !!!! après être descendu bien bas, Le moral remonte à fond...

Et ce matin 9mai, je suis bel et bien arrivé au Tibet!!!!


jeudi 5 mai 2011

5 mai 2011

pour mon dernier jour à Namche, je décide d'aller flâner dans mon petit villagede Kumjung. je sens que je me remplis d'énergie, je vais bientôt pouvoir mettre les voiles pour le Tibet...Au détour, sur un mur de pierres, des bouzes sèchent au soleil ; elles serviront de combustibles en hiver. Je passe devant l’école, les enfants sont en costumes, soignés, impeccables avec du gel dans leur cheveux…A force de m’imprégner de toutes ces odeurs et couleurs, le temps passe, j’avais oublié l’heure – un comble avec ma Zénith au poignet ! –il va falloir que je regagne le village deLukla avant la nuit. Le chemin est caillouteux, j’essaie d’accélérer le pas mais mon corps me rappelle que je marche largement au-dessus de 3000 mètres alors je dois freiner un peu la cadence…ici il fait jour à 18h00 et nuit noire à 18h01… je termine donc mon retour à la lampe frontale mais..je n’ai pas peur. J’arrive finalement à ma Lodge vers 20h…

en diréction de Pheriche


C'est seul que je pars pour Pheriche à 4200m . Au troisième jour à Namche, je décide d’aller plus haut en suivant le mythique chemin tracé, il y a plus de 50 ans, par Sir Hilary et toute son équipe. En regardant la carte de plus près, j’ai tôt fait de comprendre qu’un raccourci peut me faire gagner plus d’une 1 h 30. Il suffit juste de monter droit au-dessus de Namche sur 250 m de dénivelé en direction du village de Kumche et ensuite de redescendre en direction du chemin officiel. Ce premier petit tronçon je le fais avec une habitante de Kumche. Dès les premiers mètres elle m’examine et me dit : « t’as pas de shoes ? » en voyant que je marche avec des sandalettes, « et pas de pantalon ? » mais des shorts. Il est vrai que j’ai plutôt une tenue pour aller à la plage, mais bon il fait très beau et chaud et je m’adapte aux conditions. Après une heure de marche, elle me salue et poursuit son chemin.
Une légère descente, 200 m de dénivelée, et me voici sur la route du Camp de Base.
En traversant les villages, je me rends compte du formidable héritage qu’ont reçu les habitants de la vallée. Hilary est élevé au rang de Dieu ici plus par les retombées économiques que par son véritable exploit. Malgré la beauté des paysages et la courtoisie des gens et de l’accueil qu’ils réservent aux trekkeurs, je ne peux m’empêcher un jugement pas très aimable sur ces promeneurs en mal d’aventures, équipés comme pour aller sur la lune et qui après une demi-journée de marche ressemblent a des Zombies arcboutés sur leurs bâtons de marche à la recherche d’un second souffle pour encore avancer.


Fiche technique: Namche Bazar 3440m - Pheriche 4240m. 12 km 1610m de dénivelé positif, 780m négatif. Altitude moyenne 3800m. Temps de marche 6 heures 15.


dimanche 1 mai 2011

1er mai 2011

Aux abords du village de Kumche 3780m, je rencontre une paysanne d’un âge indéterminable qui revient des champs, le visage burriné par la rudesse du climat et d’une vie de travail. A ma surprise, elle m’interpelle en disant « namaste namaste » je lui réponds en anglais. La conversation s’engage alors faite d’un mélange d’anglais, de français et de nepali de son dialecte du coin et moi qui en rajoute avec du patois suisse de ma région de Salquenen (VS).


On se marre,elle m’offre un morceau de fromage de yak dur comme de la pierre et elle s en va en me faisant un large sourire mais j ai bien compris son message :


"tu es cinglé et c’est pas bon pour notre business ce que tu fais, tu n’as ni guide ni de porteur " quels aprioris…


Ca été une merveilleuse rencontre quand même… aujourd’ hui repos et demain je vais dormir a 4200m. Là, il pleut.


Biz de Namche bazar.