mardi 6 septembre 2011

Un autre monde

voici un vélo-moteur fabrication artisanale. 



vendredi 2 septembre 2011

jeudi 1 septembre 2011

petit résumé de la situation


J'écris ces lignes après une nuit de récupération dans ma chambre 304, où j’ai passé par-dessus bord les coussins de mon lit qui ressemblaient à un patchwork avec toutes les auréoles de transpiration des autres visiteurs. En salle de bain, j’aurai dû prendre ma caisse à outils pour changer les joints de tous les appareils. OUI les draps étaient propres. Pour l'ambiance, j’allume la TV au programme brouillard tropical sur quasi toutes les chaines. Mais le poste est emballé dans un cadre métallique... dispositif anti vol !!

Après mon café du matin, sorti du thermos où il y a plus de marc que d’eau, je sors en ville, j’ai pas fait 50 m que je me fais harceler par des rabatteurs ...

Hello ! Caribu ! Welcome ! Viens visiter ma boutique, je te fais un bon prix.... le pire c'est qu'ils restent accrochés à mes basquets jusqu'à ce que je leurs montre les dents. Alerté par de bonnes odeurs, je me dirige vers le marché, haut en couleur et bien achalandé. Je me régale de voir déambuler les acheteurs, et autres revendeurs. J'ai même pas tourné la tête quand un marchand m'a interpellé : non mais, commence par te lever de tes pastèques MEN après on fera les présentations. Tout au long de ma promenade, je me sens observé de la tête aux pieds. C'est vrai le blanc en plus gris-blanc c'est pas courant dans la ville ! Ce sont mes Crocs qui attirent tous les regards, tiens. Au pays des sandalettes où les semelles sont faites avec le profil de vieux pneus : La récup, la débrouillardise, la transformation, le troc sont à mille lieues des préoccupations européennes de la dette de chaque pays. Pour moi leur quotidien est source d’enrichissement, et de profond respect, mais également source d’une multitude d’interrogations sur nos luttes tribales indécentes.

En 2000 lors de mon expé sur le Kili mes guides m'avaient surnommé Speedy, cette année c'est Simba le lion. Beau compliment. Pour remettre le lion à sa place, retour sur cette grimpée de l'Ururu pic.
Mais tout d'abord j’aimerais remercier chaleureusement la Manufacture Zénith du Locle sans laquelle je resterais à la base, rêvant d’aventures en haute altitude.
Tout commence par mon arrivée à Kili-Airport ou je suis accueilli par mon contact sur place. Direction la banlieue de Moshi dans un charmant Lodge pour passer la nuit. À 9 h du mat j’embarque dans un mini bus pour me rendre à l’entrée du Park, Coté Marangu –passage obligé pour l'obtention du permis d’ascension.
Un guide me rejoint et nous partons directement Porte de Rongai à 80 km de là. En chemin, nous faisons halte dans différents villages pour récupérer les porteurs. Je dispose de 8 personnes, un guide certifié du Park, un aspirant guide francophone et 5 porteurs. Arrivé sur place, porte de Rongai, je signe le livre d'entrée et les porteurs se répartissent les charges : 18 kg par homme plus un sac a dos, au total plus au moins 25 kg. Go! Nous sommes partis, première étape Camp Simba 2650 m (600 m de dénivelé positif). Comme à chaque fois, les locaux testent leurs clients, pour moi tout va se jouer dans l’heure qui suit. Après 1 h 15 de marche, le guide me dit que ça fait longtemps qu’il n’a pas marché aussi vite. OK, c’est tout bon pour moi. À l’arrivée au camp, les tentes sont montées rapidement, et le cuistot est déjà derrière le gaz. Au souper mon guide me propose de faire le sommet sur 5 voir 4 jours, vu ma bonne santé. Ben oui ! Alors demain longue étape Simba 2650 m - Kibo 4700 m au bas du cône du cratère. Pendant cette montée du deuxième jour le guide me demande mon historique de montagne, s'inquiète sur ma santé, etc. etc ... À notre arrivée a Kibo vers 13 h, le guide refait un point de la situation et me dit : 'pourquoi ne pas faire le sommet demain ?' Après réflexion je tente le pari.  Va pour le sommet demain. Programme réveil à 1 h 45, café à 2 h, départ à 2 h 10 . Et effectivement le lendemain nous sommes en route à l’heure, le guide, l'aspirant et moi. Dès les premiers mètres, on distingue là-haut les loupiottes des groupes partis à 23 h 30. L’aspirant donne le rythme <ça gaze>.
Rapidement on croise les premiers refoulés de la montagne. À voir leurs têtes, ils seraient mieux à Zanzibar. À notre allure on rejoint les premiers partis vers 5000 m, pour certains c’est déjà fini. Nous, on assure : passe à gauche – passe à droite, un petit coup de coude pour dégager la piste. Dans cette partie plus technique le chemin zigzague, le sol est poussiéreux, sur la trace il y a de minuscules petits cailloux qui nous font faire un pas en avant et trois en arrière. Ouf on a passé. Nous sommes maintenant a Gillman's Point 5600 m.
Plus beaucoup de monde devant nous, on continue notre montée sur le cratère. Le vent s’est levé, la température avoisine les – 10°/–15°. À l’horizon, le ciel rougeoie. À ma montre El Primero, il est 6 h : je suis sur le toit de l’Afrique. YES.
Photos photos et nous repartons comme on est monté : à coin. Dans la partie où il y a beaucoup de fins gravillons, presque du sable, l'on se met à courir comme des fous. Retour a Kibo en 5 h aller-retour. Pas mal pour le vieux lion. Après le déjeuner le guide vient me faire encore une proposition : 'Hum, et si l'on descendait jusqu'à la Porte d’entrée du 'park' sans passer la nuit comme prévu a Mandala Hut, 2700 m ?' Au point où j'en suis, j'accepte de descendre sans s’arrêter. C'est juste 6 heures supplémentaires de marche. En tout cas, les porteurs sont super contents. Ce soir ils seront à la maison et moi à Moshi, au bar de l’hôtel, fêter mes premiers 4000 m de dénivelé négatif.
Simba

Antoine Cina – Ambassadeur Zénith



mercredi 31 août 2011

un éléphant à la sauce des savanes

J'adore ce Kili '11 ! Après le sommet je me retrouve à Moshi dans un hôtel juste limite. Mais avant, je me suis tapé 4000m de descente : Kili (5895m) -> Porte du Parc (2000m). Fou !!!!
C'est l'heure de passer à table : au menu un éléphant à la sauce des savanes.
A bientôt.


(L'ordi de l 'hôtel date de la première génération Impossible d'envoyer des photos !!!
J'ai donc pris l'écran en photo avec mon iPhone et envoyé les photos du sommet par MMS.)




sur le toit de l'Afrique

arrivé, tôt ce matin au sommet du Kilimandjaro avec la EL PRIMERO de Zénith.


A 7 heures nous étions déjà descendu à Kibo.


A +.







mardi 30 août 2011

deux-en-un



Ce matin parti de Kilelewa Cave (3600 m) pour Mawenzi Hut (4315 m). On compte normalement pour cela 6-7h de marche. Nous progressons dans l’univers minéral. On voit très bien l’éternel manteau de brume qui entoure le volcan. On a la vue sur le Kibo.
Finalement, comme nous y sommes déjà en début d’après-midi, nous décidons de faire encore aujourd’hui une étape supplémentaire.

Nous partons donc pour  School Hut (4750m). Là nous nous reposerons et à minuit, réveil et départ pour le SOMMET que nous devrions atteindre vers 6h00 demain matin pour le lever du soleil…

La suite sera la descente ensuite par la voie Marangu. Arrivée et nuit au camp Horombo.











lundi 29 août 2011

Rongai gate

14:25 (heure locale)


Je suis arrivé à la porte de Rongai, à 2125 mètres. Une première étape tranquille avec 600 m de dénivelé positif dans la forêt. A +. 







dans les starting blocks

Je suis arrivé à la porte du park à 1970 mètres d'altitude et attends le permis et les porteurs. Salutations.

dimanche 28 août 2011

les neiges du Kilimandjaro



En attendant que les choses sérieuses commencent, un peu de lecture ?

"Le Kilimandjaro est une montagne de neige, haute de 6021 mètres, et que l'on dit être la plus haute montagne d'Afrique. La cime ouest s'appelle le "Masai Ngaje Ngai", la Maison de Dieu. Tout près de la cime ouest il y a une carcasse gelée de léopard. Nul n'a expliqué ce que le léopard allait chercher à cette altitude."

Préambule d'Ernest Hemingway dans "Les neiges du Kilimandjaro".






samedi 27 août 2011

escale à Francfort

... et Zénith était présent pour "m'acceuillir".





A bientôt...






c'est reparti

Je vais prendre le train pour l'aéroport. Ce soir je m'envole pour Francfort - ensuite direction Abu Dhabi pour atterrir finalement en Tanzanie, au pied du Kilimandjaro 


Pour cette nouvelle expédition, j'ai choisi la voie "Rongai" décrite ci-dessous dans un article de Wikipédia


Rongai Route ou Oloitokitok Route


Cet itinéraire est le plus septentrional et démarre à 1 950 mètres d'altitude. Il est peu fréquenté, mieux préservé, relativement facile et demande cinq à six jours d'ascension pour 45 kilomètres de marche. Il est privilégié durant les périodes des pluies car moins arrosé. Le camping est la seule option pour les trois premières nuits. La seconde partie de l'itinéraire est équipée de refuges et offre une variante plus directe qui reste plus éloignée du Mawenzi. L'ascension finale passe par Gillman's Point.









A bientôt pour la suite du périple.

mardi 14 juin 2011

à 7600 m. je perds la vue à 70%

Après une nuit au col nord (7000m), je décide de poursuivre ma route en direction du Camp1 (7700m), la forme est bonne, j'ai passé une bonne nuit ; le moral est au top. Alors go ! Les premiers mètres sont pour moi toujours plus difficiles… à mon âge, on carbure au diesel et à cette altitude la « compression » se fait attendre, mais une fois chaud, le moteur ronronne..

La pente est douce sur les 2000 premiers mètres, je laisse la corde fixe et remonte la pente en zigzag. Les premiers partis – ils sont une vingtaine - sont bonnement à la moitie du tronçon.. Vers 11 h un petit vent venant du Népal apparaît… un peu de fraicheur et quelques nuages arrivent dans le ciel. Une heure plus tard, tout a changé, le vent a forci, le brouillard enveloppe la montagne et il commence à y avoir du grésil.


Je fais alors une petite halte et ferme ma veste, enfile une couche supplémentaire de gants et re départ…

Mais alors que je me trouve vers 7600m, je me doute bien que quelque chose cloche tout à coup…quand je ferme mes yeux ,il y a un point noir qui reste… les spécialistes appellent ça « la Mouche ». J’ai déjà connu ça dans mes précédents périples, mais cette fois ce foutu point noir « voyage » de haut en bas de gauche à droite. À l’autre œil, le point reste pour le moment statique… je m’en accommode.. De toute façon, ai-je bien le choix ?... Après 50 supplémentaires de dénivellé, ce n’est plus une mouche que j’ai dans l’œil droit et dans l’œil gauche, mais dans une moindre mesure, mais c’est un essaim d’abeilles…Là j’avoue quand même que je commence à m’inquiéter. D'autant que je ne vois pas trop de cordées descendantes…et j’ai beau cligner des yeux, secouer la tête, rien n’y fait. Bien au contraire, ma vision des choses baisse très rapidement (j’estime ne distinguer plus qu’à environ 30% - ça fait plutôt bizarre…


Sur la corde fixe, je laisse la priorité aux « ombres » que je distingue à peine, mais qui descendent .La météo ne s’arrange pas .. Qu’est-c’que je fais ? je me dis : « Vas- y Antoine, décide toi… tu fais quoi ? Pense il y a 2 ans, à peu près jour pour jour en mai 2009 où il t’a fallu un quart de seconde pour renoncer volontairement à 8800 mètres, à 48 petits mètres du sommet et aujourd’ hui tu veux quoi ? Crever là ? Tu vois bien que sans tes yeux tu ne grimperas pas plus haut sans prendre des risques inconsidérés…. Non. Ma dernière chance elle est là et je la prends. C’est une cordée d’asiatiques qui me l’offre. Quatre personnes auxquelles j’explique ma situation. Leur chef accepte que je me joigne à eux et m’aident à redescendre au col nord…

J’essaie tant bien que mal de suivre leur rythme, j’y vais à tâtons, et ne me sens pas du tout sûr de moi. Je me raidis. Il faut dire que cette partie du parcours de l’Everest n’est qu’une succession de petits murs de neige glacée.. c’est raide, mais finalement rien de très technique.mais sans ses yeux…ça prend tout de suite une autre allure…. Après 4 h d’efforts plus au moins j’entends devant moi un cri de joie j ai compris…les tentes… le Col Nord sont là, ENFIN, devant nous.. Le chef de cordée me ramène à ma tente je le remercie de son aide sans laquelle je ne serais peut-être pas là… avant de disparaître.

J’ouvre mon abri et me glisse à l’intérieur. Une nuit d’angoisse m’attend. C’est maintenant le noir complet, je vais angoisser des heures durant… Putain, garde le moral, c’est le moral qui fait la différence et tu le sais…

Je m’installe dans mon sac de couchage et commence à déborder d’activités, histoire de faire passer les heures... Je fouille dans mon sac à dos, en fait l’inventaire je sors tout pour tout remettre ensuite à l’intérieur… je grignote des pâtes de fruits ....

Après j’essaie autre chose : j’ai sur moi un tube de coca 30 ; peut-être que l’homéopathie va atténuer mon stress....j’en prends. Par 10 à 15 granules je passe trois heures à finir le tube et finalement - je m’assoupis enfin.

J’entends du bruit... Je sors de ma torpeur et de ma tente..... il fait sombre même si je perçois un peu de lumière. J’analyse en tout cas que mon état ne s’est pas du tout amélioré. Et il faut encore redescendre. Sous la tente je sens alors la présence du soleil : déjà une chance pour moi de pouvoir rejoindre le CBA 6400m au moins dans de bonnes conditions... je me prépare, remballe mes affaires en espérant ne rien oublier (?????

Le plus dur c’est de remettre les crampons et surtout de bien les fixer, parce qu’une fois les premiers mètres franchis, on passe aux choses sérieuses avec pour commencer un mur de glace vertical de 20 mètres (je le connais, suis déjà passé par là…) pour ensuite devoir passer avec une échelle pardessus une crevasse… en gros la mort si la chance n’est pas encore une fois avec moi...




Là je déguste… je ne suis pas du tout à l’aise avec mon corps, je me sens comme un bout de bois. Mais je me cramponne. Les premiers mètres passent, de trouille je colle mon corps à la glace en espérant juste que mes crampons sont bien attachés.. Mon coeur bat à 200 à l’heure quand l’un de mes pieds touche cette foutue échelle. OUF. Le plus gros est fait, reste que si je glisse sur l’échelle, le résultat sera le même. Je sers les dents et passe le pont… Yes ! seul, j’y suis arrivé, je suis de l’autre côté, exténué par toutes ces crispations et ce stress de ne pas y arriver petite pause , juste pour savourer ce premier moment de joie depuis quelques heures ...

Je m’assure ensuite sur la corde fixe et commence la descente dans la combe de neige (quelque 400m de dénivelé Revoici des ombres ?? Ce sont les premiers alpinistes qui eux montent en direction du col Nord. Je les croise et les salue. Je n’ai pas compté le temps de marche, suis juste trop content d’être en vie sans autre bobo et avoir échappé à visiter de trop près le fond du glacier…

Il ne me reste plus qu’un km et me voici à l’approche des premières tentes j’appelle dès que je distingue la première et réclame d’urgence un verre d’eau. J’ai la gorge en feu !! Dieu que c’est bon juste un verre d’eau j’essaie de regarder autour de moi, mais déjà à trois mètres, c’est flou, de l’ombre, du brouillard et plus loin c’est le néant… Plus que 30minutes et me voici à mon campement de départ…Je retrouve avec joie mon Cook en chef et comprends tout de suite mon état quand il m’offre une place dans la tente où se trouve la cuisine. Il me sert des rasades de thé chaud. Je reprends des forces. Un peu plus tard, je retrouve ma tente je vais essayer de dormir…

Après deux jours à 6400 m, mon état ne s’améliore pas vraiment… MERDE, là je comprends bien que toutes mes chances de réussite sont restées pour cette fois à 7600m d’altitude et que l’ombre du sommet va me poursuivre encore et encore…

Mais je sais aussi que je reviendrai et que ce jour-là sera le plus beau des jours ensoleillés du Monde…

Mai 2011 / Antoine Cina

lundi 13 juin 2011

mes cinq jours au CBA

Ces cinq jours au CBA se ressemblent : repos , boire , manger = bonne acclimatation.
Mais un petit problème vient troubler la quiètude du campement.

La partie finale de l'Everest n'est pas encore équipée de cordes fixes ...!!??
Présent sur place, un grand organisateur d'expedition Suisse prend l'affaire en main. Suite à plusieurs téléphones et négociations sur place
une solution est trouvée, 1 jour après, les guides et scherpas préposés à ce travail sont là et ils partent de suite finir le travail!
mais la question est : Pourquoi ce retard? la réponse nous reviens en Anglais : I dont know ! En fait, personne ne sait
pourquoi il y a eu ce retard.

Mes journées se passent également à observer la montagne, les vents au campement, ainsi qu'à 7000m puis, au sommet.
Je suis également venu pour essayer de redescendre en parapente.
Je m'apercois rapidement que les conditions sont capricieuses. Si, pour le sommet et pour peu que je puisse en juger, il n'y pas de vent ici, à 6400m il serait impossible d' atterrir... En observant la montagne sur les 5 jours resté au CBA je ne retrouve pas les conditions meteo de 2009 ou la journée du 21 mai fut, par ces conditions exceptionnelles, la base de mon projet. Mais pour l'instant, avec ces conditions un vol en toute securite, n'est pas envisageable.

Mai 2011
Antoine Cina

(ci-dessous une photo prise au CBA. En face de moi Ueli Steck)











dimanche 12 juin 2011

Everest 2011 : des news depuis la maison

Bonjour à tous ! Voici des nouvelles de mon Expedition à l'Everest ce mois de mai 2011. Faute de connexion là-haut (...) je vous poste qq articles pour vous. En vous remercient de tous vos encouragements qui étaient bienvenus, je vous dis à très bientôt pour une nouvelle ascension!!!! Au plaisir !

les bonbons du Valais

Voici la dernière communication, quand je suis au camp intermédiaire. Après, plus de
resau...

donc voici ma montée au CBA

LES BONBONS DU VALAIS :

Au camp intermédiaire j'attends le soleil pour sortir de mon sac de couchage.

Je suis pratiquement le seul à cette altitude et profite pour déjeuner tranquillement en compagnie du Cook qui lui, vient de passer deux mois dans sa cuisine.
A 5800m de merveilleux paysages m' attendent tout au long du chemin.
Les Pénitentes (blocs de glace d'une hauteur de 10m. qui forment des personnages avec une capuche) vont m'acompagner une bonne partie de la journée.
Mais il faut tout de même que je reste attentif ! La glace, vive, est sous mes pieds, juste dissimulée par
de fin gravier qui tapisse le sol du chemin. C' est quand même long 12 km là-haut... à mi -
parcours je m'autorise une pause car j'ai la fringale!
Moment exceptionnel !!! Pour la première foie je déguste les petits dès de viandes sechées du Valais mis
sous vide par la boucherie du Rawyl a Montana Humm Humm trop bon ....100gr viennent d' y passer!
Vers 16 h j'arrive aux portes du Camp de Base Avancé, je réceptionne ma tente, m'installe. A 18h ,le souper est servi sous la tente Mess, je bois un Nescafé et au dodo!
Cette nuit là, il a fait -27° a l'intèrieure de ma tente.

Mai 2011

vendredi 13 mai 2011

13 mai 2011

pas beaucoup de reseau au camp de base intermédiaire mais tout a posto...!

mercredi 11 mai 2011

11 mai 2011

Je suis au Base Camp à 5050 m au pied de l'Everest. Tout va bien.

lundi 9 mai 2011

derniers jours avant le Tibet (6-9 mai 2011)


Pour mon dernier jour à Namche, je décide d'aller flâner dans mon petit village de Kumjung. je sens que je me remplis d'énergie, je vais bientôt pouvoir mettre les voiles pour le Tibet...Au détour, sur un mur de pierres, des bouzes sèchent au soleil ; elles serviront de combustibles en hiver. Je passe devant l’école, les enfants sont en costumes, soignés, impeccables avec du gel dans leur cheveux…

A force de m’imprégner de toutes ces odeurs et couleurs, le temps passe, j’avais oublié l’heure – un comble avec ma Zénith au poignet ! –il va falloir que je regagne le village deLukla avant la nuit. Le chemin est caillouteux, j’essaie d’accélérer le pas mais mon corps me rappelle que je marche largement au-dessus de 3000 mètres alors je dois freiner un peu la cadence…ici il fait jour à 18h00 et nuit noire à 18h01… je termine donc mon retour à la lampe frontale mais..je n’ai pas peur. J’arrive finalement à ma Lodge vers 20h…


je me fais réveiller en sursaut par le 1er avion en provenance de KTM. il est 6h00. arrivé sur la piste, l'état de mon avion (de type Dornier avec 12 places et 2 pilotes) me fait me dire : ok aujourd'hui, admettons qu'il va pouvoir voler, demain, je ne sais pas... Après 50 minutes de vol paisible, me voilà de retour à KTM. Retour à l'hôtel puis sortie en ville pour dévorer au moins un demi yak, quelques frites et une Everest Beer...


Du Paradis en Enfer au Purgatoire... Samedi 7 mai
J'ai rendez-vous à 6h30 avec 3 personnes qui vont m'accompagner jusqu'à la frontière du Népal. Les Nepali sont à l'heure, moi aussi avec ma Primeros...120 km nous séparent du but; il nous faudra 5 heures pour les parcourir... c'est juste de la folie entre les enfants, les cochons, moutons, poules, piétons, vélos, chiens, ça klaxonne à fond puis des chemins abrupts et très étroits - j'ai souvent serré les fesses - ouf ! on arrive. je reste près du véhicules tandis que mes contacts vont chercher mon guide officiel qui m'accompagnera jusqu'au camp de base de l'Everest. Au milieu du pont qui fait office de "douane", une banderole rouge indique que la frontière est fermée...

En voulant voir ce qu'il se passe après 2 heures d'attente, un solide gars me fait vite comprendre en soulevant son pull et me montrant des menottes et une arme que je ferais mieux de rester côté népalais près du véhicule qui m'a amené ici...sur ce on m'anonce, sans m'en donner la raison, que la route pour le Tingri (passage obligé pour aller à l'Everest) est FERMEE POUR 10 JOURS...!!!Je deviens fou, ça fait bientôt 15 jours que j'attends ce moment et là demi tour et retour à KTM. Finalement, je vais pouvoir partir lundi matin au TIBET, ENFIN !!!! après être descendu bien bas, Le moral remonte à fond...

Et ce matin 9mai, je suis bel et bien arrivé au Tibet!!!!


samedi 7 mai 2011

7 mai 2011

Je laisse le soleil entrer dans ma chambre pour me lever...Aujourd’hui, je flemmasse la moindre. Apres le sacro saint déjeuner anglais, je sais trop ce qui m’attendra dans quelques jours… , je boucle mon sac, ajuste mes bâtons de marche et me v’la parti. J’admire une dernière fois « l’Ama Dablam », montagne terriblement dangereuse par ses avalanches et ses éboulements de séracs. Cette montagne a une autre caractéristique : elle est surnommée « Le Cervin de l’Himalaya », à cause de sa ressemblance avec notre caillou de Zermatt.

Après de merveilleux paysages, je suis à l’approche de Namche Bazar où une nouvelle vague de touristes est venue envahir les rues aux mille échoppes remplies malheureusement de multiples contrefaçons.

vendredi 6 mai 2011

6 mai 2011

Je me fais réveiller en sursaut par le 1er avion en provenance de KTM. il est 6h00. arrivé sur la piste, l'état de mon avion (de type Dornier avec 12 places et 2 pilotes) me fait me dire : ok aujourd'hui, admettons qu'il va pouvoir voler, demain, je ne sais pas... Après 50 minutes de vol paisible, me voilà de retour à KTM. Retour à l'hôtel puis sortie en ville pour dévorer au moins un demi yak, quelques frites et une Everest Beer...

la suite de mon périple

MA El Primero à 5000m)
Après un solide petit déjeuner « à l’anglaise » je boucle mon sac objetif 5000m histoire de sentir l’alitude et pourquoi pas avoir une vue sur la déesse Sargarmatha (nom donné par le gouvernement népalais, le nom tibétain étant Chomolungma… Le chemin commence par monter tranquillement mais une heure après, l’affaire se corse par le franchissement d’une moraine de glace de plus de 400m de dénivelé.. le chemin zigzague entre les pierres concassées par la formidable puissance du Glacier. Dans ce secteur, je rencontre beaucoup de « trekkers » qui luttent avec leur corps pour gagner mètre par mètre le but qu’ ils se sont fixés, souvent sans se rendre du tout compte où ils se balladent… .
Ouf ! moi aussi j’ai atteind mon but. Je suis à Lobuche à 5000m d’altitude... temps venteux et un léger brouillard viens recouvrir le fond de la vallée . Mais je la sens malgré tout, ma déesse Sargarmatha, elle est bien là. Je lui donne rendez-vous dans dix jours sur la voie Tibétaine. Je voudrais profiter de ce moment d’exception pour rendre un hommage tout particulier aux « petites mains » qui ont, dans les locaux de la manufacture du Locle que j’ai eu l’honneur de visiter juste avant mon départ - assemblé ce joyau de technologie que grâce à eux je porte au pognet. Je dois dire qu’elle a vraiment fière allure ma ZENITH au fond du Samarghata Park…

jeudi 5 mai 2011

5 mai 2011

pour mon dernier jour à Namche, je décide d'aller flâner dans mon petit villagede Kumjung. je sens que je me remplis d'énergie, je vais bientôt pouvoir mettre les voiles pour le Tibet...Au détour, sur un mur de pierres, des bouzes sèchent au soleil ; elles serviront de combustibles en hiver. Je passe devant l’école, les enfants sont en costumes, soignés, impeccables avec du gel dans leur cheveux…A force de m’imprégner de toutes ces odeurs et couleurs, le temps passe, j’avais oublié l’heure – un comble avec ma Zénith au poignet ! –il va falloir que je regagne le village deLukla avant la nuit. Le chemin est caillouteux, j’essaie d’accélérer le pas mais mon corps me rappelle que je marche largement au-dessus de 3000 mètres alors je dois freiner un peu la cadence…ici il fait jour à 18h00 et nuit noire à 18h01… je termine donc mon retour à la lampe frontale mais..je n’ai pas peur. J’arrive finalement à ma Lodge vers 20h…

en diréction de Pheriche


C'est seul que je pars pour Pheriche à 4200m . Au troisième jour à Namche, je décide d’aller plus haut en suivant le mythique chemin tracé, il y a plus de 50 ans, par Sir Hilary et toute son équipe. En regardant la carte de plus près, j’ai tôt fait de comprendre qu’un raccourci peut me faire gagner plus d’une 1 h 30. Il suffit juste de monter droit au-dessus de Namche sur 250 m de dénivelé en direction du village de Kumche et ensuite de redescendre en direction du chemin officiel. Ce premier petit tronçon je le fais avec une habitante de Kumche. Dès les premiers mètres elle m’examine et me dit : « t’as pas de shoes ? » en voyant que je marche avec des sandalettes, « et pas de pantalon ? » mais des shorts. Il est vrai que j’ai plutôt une tenue pour aller à la plage, mais bon il fait très beau et chaud et je m’adapte aux conditions. Après une heure de marche, elle me salue et poursuit son chemin.
Une légère descente, 200 m de dénivelée, et me voici sur la route du Camp de Base.
En traversant les villages, je me rends compte du formidable héritage qu’ont reçu les habitants de la vallée. Hilary est élevé au rang de Dieu ici plus par les retombées économiques que par son véritable exploit. Malgré la beauté des paysages et la courtoisie des gens et de l’accueil qu’ils réservent aux trekkeurs, je ne peux m’empêcher un jugement pas très aimable sur ces promeneurs en mal d’aventures, équipés comme pour aller sur la lune et qui après une demi-journée de marche ressemblent a des Zombies arcboutés sur leurs bâtons de marche à la recherche d’un second souffle pour encore avancer.


Fiche technique: Namche Bazar 3440m - Pheriche 4240m. 12 km 1610m de dénivelé positif, 780m négatif. Altitude moyenne 3800m. Temps de marche 6 heures 15.


dimanche 1 mai 2011

1er mai 2011

Aux abords du village de Kumche 3780m, je rencontre une paysanne d’un âge indéterminable qui revient des champs, le visage burriné par la rudesse du climat et d’une vie de travail. A ma surprise, elle m’interpelle en disant « namaste namaste » je lui réponds en anglais. La conversation s’engage alors faite d’un mélange d’anglais, de français et de nepali de son dialecte du coin et moi qui en rajoute avec du patois suisse de ma région de Salquenen (VS).


On se marre,elle m’offre un morceau de fromage de yak dur comme de la pierre et elle s en va en me faisant un large sourire mais j ai bien compris son message :


"tu es cinglé et c’est pas bon pour notre business ce que tu fais, tu n’as ni guide ni de porteur " quels aprioris…


Ca été une merveilleuse rencontre quand même… aujourd’ hui repos et demain je vais dormir a 4200m. Là, il pleut.


Biz de Namche bazar.

samedi 30 avril 2011

Salut à tous ! Demain je pars pour Pheriche a 4270m. histoire de passer une nuit ou deux en altitude. Temps de marche (selon les gens d'ici) 8heures pour 9km et 950 m. de dénivelé..... Je ferai une vidéo une fois en haut et l'enverrai a mon retour.